tu veux ou tu veux pas

vendredi 27 janvier 2012

Chanel haute couture printemps-été 2012

Vous ne le savez pas encore, mais les défilés, ça me provoque, et bien que j'aie mes propres goûts, j'aime à commenter et analyser les nouvelles pièces proposées par les couturiers, que ce soit en prêt à porter ou en haute couture. Et comme Coco Chanel a voulu "descendre la mode dans la rue", j'en tire la conclusion qu'on peut tous y prendre part à notre façon.

Non je n'ai pas été invitée, alors je regarde modestement les extraits de défilés de chez moi (cf Etam live show de cette semaine), ce qui fait que je ne suis ni exhaustive ni totalement objective dans mes descriptions. C'est pas comme si j'étais payée pour le faire, c'est par pur plaisir. Alors un peu d'indulgence, merci:

Dans un style rétro futuriste totalement assumé, sur une BO du compositeur Michael Nyman, cette collection haute couture de Chanel est un aperçu de mademoiselle Chanel haute couture 2050. Comme si les années 2000 ne nous avaient pas assez rabâché d'épopées fantastiques version sixties.
Cols extra larges et coupes de cheveux à la metstesdeuxdoigtsdanslaprise, Karl Lagerfeld nous prouve encore que Chanel se renouvelle indéfiniment.
Le tailleur en tweed est évidement de mise, maintes fois revisité, mais parfois abandonné au profit de tissus unis aux coupes droites et structurées. Toujours peu de couleurs tout de même si ce n'est le bleu très pâle des tissus soyeux alliés au tweed sombre mais brillant de milles feux.
De la tulle insoupçonnablement transparente, des silhouettes longilignes les mains dans les poches, des paillettes aux genous (paillettes que l'on retrouvera tout le long des défilés haute couture du moment -Elie Saab, Versace pour ne citer qu'eux), et bien sûr le camélia cher à Mademoiselle Coco qui s'impose lourdement autour des cous, des tailles et dans les cheveux.
Certaines pièces rappellent aisément l'univers organique de la "taille de guêpe", accentué par certains tissus si subtiles qu'on ne les remarquerait presque pas. A l'inverse, des jeux de matière très graphiques attirent l'oeil et mettent en volume des découpes inattendues, très actuelles en ce moment dans le prêt à porter.
En empruntant sans trop le dire à la tendance grunge tie & die (déjà vue l'été passé), on amène un brun de fraicheur à cette ambiance hivernale, clôturée par une sublime robe à tulle et strass, qui semble rappeler que eh, c'est qui la reine de la ruche ici?



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